Tourist Office Saint-Laurent-du-Var

Du haut de ses 24 ans, le jeune pianiste Alexandre Prévert, diplômé du conservatoire de musique de Paris, a fait du « stand-up classique » sa spécialité, mêlant musique, poésie et humour avec audace et générosité.

C’est dans le cadre du lancement de la saison culturelle, le samedi 19 septembre dès 19 heures sur le parvis de l’Hôtel de Ville, que l’artiste présentera au public laurentin son dernier spectacle « Où sont passés nos rêves ? ». Pour patienter jusque-là, nous lui avons posé quelques questions.

 

Avez-vous déjà eu l’occasion de venir sur la Côte d’Azur ou même à Saint-Laurent-du-Var ?               

Oui je connais bien la région, j’ai mes grands-parents qui vivent à Vallauris, j’y viens souvent. Je me suis déjà produit sur Nice et Grasse autrement, mais à Saint-Laurent-du-Var, ce sera une première.

Comment décririez-vous votre univers ? Quelles ont été vos principales influences ?

J’ai toujours été intéressé par la frontière entre le rêve et la réalité. Pour moi, c’est « rêve ta vie et vis tes rêves » en quelque sorte. Cela répond aussi à mon besoin de voyager. Et à ce propos, mes influences sont diverses. J’ai eu un parcours très varié, j’ai fait du judo puis je me suis passionné pour la musique, la littérature, le cinéma. Albert Camus, Friedrich Nietzsche, mais aussi Roger Federer ou Javier Pastore, quand il était au PSG, restent ou ont été à un moment des sources d’inspiration, comme les films « Eternal sunshine of the spotless mind » et « Lost in translation » qui continuent d’avoir un très fort impact sur moi.

Musique, poésie et humour, cette combinaison vous offre-t-elle une plus grande liberté créative ?

Oui j’en suis persuadé. Je viens d’un milieu, celui du conservatoire, qui était assez fermé et dans lequel je ne me sentais pas entièrement libre. Quand j’ai commencé à être indépendant, j’ai voulu m’exprimer avec mes propres codes et le stand-up classique m’a offert les outils artistiques pour y arriver.

Dans quelle mesure le fait d’interagir avec le public alimente vos spectacles ? Est-ce que cela vous pousse à l’improvisation parfois ?

L’interaction avec le public est très importante, il y a un effet miroir que j’apprécie dans le fait de raconter mes propres anecdotes, en lien avec des citations d’auteurs, et de solliciter ensuite les spectateurs pour qu’ils me racontent les leurs. Cela apporte une dose de réel essentielle je trouve. Mais il est vrai que cela peut aussi dissiper le spectacle, ce qui m’est arrivé au festival d’Avignon, et alors il faut savoir rebondir pour récupérer le fil.

Vous évoquez les rêves et leur disparition dans votre dernier spectacle. L’époque actuelle nous éloigne-t-elle de nos rêves selon vous ?

C’est le cas aujourd’hui mais c’était vrai aussi avant. Disons que je suis un peu triste de voir comment les gens ont une façon dépressive d’être seuls et colérique d’être en groupe. On a un désir fort de liberté et d’émancipation en France, on a juste besoin de croire en nous, de se reconnecter les uns les autres. Je parle de rêves précisément pour renouer avec ce qui nous rassemble tous.

Travaillez-vous déjà à l’élaboration d’un nouveau projet ?

La tournée du spectacle va continuer sur toute la période 2020-2021, mais je songe déjà à mettre en place un deuxième volet à « Où sont passés nos rêves ? », qui aura sans doute une dimension plus sociétale et n’hésitera pas à briser davantage certains tabous.


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